A partir de 1955, il y eut encore un nouveau changement dans notre vie familiale.

 

Mes parents décidèrent de se faire construire une villa au bord de la mer à Narbonne plage. C’était une petite maison avec 2 chambres et un garage qui était utilisé en chambre pour les enfants. Elle était située à 100 mètres de la plage.

J’avais 12 ans lors de sa construction et 18 ans lorsque nous l'avons vendue.

 

                                  1998190

                       Mémète, Maman, Louisette et moi devant la villa de Narbonne plage

 

De 1955 à 1961, c'est à dire pendant toute ma scolarité au lycée Bellevue , j’ai passé mes vacances d’été à Narbonne plage.

Les vacances d’été s’étalaient sur 3 mois, juillet, août et septembre.

Mes parents ne prenaient pas de vacances. Ils venaient seulement nous voir le lundi après midi, jour où ils fermaient le magasin. C'est ma grand-mère maternelle, que l'on appelait affectueusement la Mémète qui nous gardait, moi et ma sœur Louisette.

Christian venait rarement en vacance avec nous car au début il préférait partir avec ses copains en Espagne.

Un peu plus tard , juste après son mariage avec Janine, il est partit au service militaire en pleine guerre d'Algérie. Mais ça c'est une autre histoire....

 

Mon père avait baptisé la villa «RI-AN-TE» avec la terminaison des prénoms de ses 3 enfants : Henri , Christian et Louisette .

La villa n'a jamais été modifiée par rapport à l'époque où on l'habitait. On peut toujours la voir au 3ème rang en partant de la plage, derrière l' hôtel l'Arlequin et le golf miniature.

Mes copains d'enfance de Blagnac, Jacques et Francis Gallart passaient aussi leurs vacances chez leur grand-père à deux maisons derrière la nôtre.

J'ai passé de très belles vacances durant toutes ces années.

Au début c'était surtout la plage avec les parties de volley, les baignades dans la mer qui était parfois assez froide surtout quand soufflait le vent du nord, la Tramontane. J'étais très bronzé.

On pêchait des couteaux en plongeant sous l'eau et en attrapant ces coquillages avec les mains. Il fallait se méfier des vives, de petits poissons avec une nageoire dorsale très venimeuse.

 

                                          1961 juillet narbonne plage

                                              Janine, Maman, Papa, Thierry et Louisette

 

                                         1957 aout narbonne plage

                                        Tante Simone, Maman, Jean-Louis Almon, Louisette et moi

 

On restait sur la plage toute la journée en plein soleil.

Il y avait très peu de voiliers. On faisait surtout du pédalo et du gondolis, une planche en forme de gondole vénitienne sur laquelle on s'asseyait et l'on ramait.

La température de la mer évoluait en fonction de l'orientation du vent.

Avec le vent du sud est, le vent d'Espagne la mer était chaude et calme. Avec le vent du Sud, le Marin, la mer était très chaude avec de très grosses vagues mais le plus souvent il y avait un vent très fort venant du nord, la Tramontane et la mer était très froide.

 

C'était la période la plus dangereuse car le vent emportait les parasols et les matelas pneumatiques vers le grand large.

Les nageurs éprouvaient des difficultés pour regagner la plage.

Les jours de vent du nord, le soleil cognait très fort et il y avait beaucoup de personnes qui avaient des insolations et aussi beaucoup d' hydrocutions car l'eau était très froide. Il y avait souvent des noyés.

Je me souviens d'une après midi ou l'on avait aidé les sauveteurs à ramener sur la plage des baigneurs en utilisant des cordes. L'un deux était dans un tel état qu'il avait fallu lui faire le bouche à bouche alors qu'il vomissait.